Compagnie Théatre 7
DERNIERS REMORDS AVANT L'OUBLI

de Jean-Luc LAGARCE
 

Notre commentaire


Hélène :
Je mentais, peut-être ai-je toujours menti, je ne sais pas, c’est possible. Peut-être ce n’est pas très agréable à entendre, mais lorsque je vous revis, là, aujourd’hui, peut-être ai-je compris ça, au moins ça : je mentais, tout,le temps, tellement ...

Paul :
J’aimerais qu’on en finisse. Tu sais. Vraiment. Qu’on en finisse, je crois, chacun de son côté, désormais ...

Pierre :
Je suis resté là, je gardais cet endroit, ici. C’est là que nous avons vécu et rien d’autre... Je suis rentré dans le rang... pour devenir, il était temps, professeur, enseignant auxiliaire dans le secondaire, parler dans le vide aux terrifiants héritiers des autres.”


Lumières obliques, décor en bois chaud, strillé comme les barreaux d’une prison, la représentation prend des allures de règlement de comptes.
Le décor, des paravents à claire voie, qui parfois s’ouvrent ou se ferment, coupe l’espace en deux et matérialise la séparation entre le dedans et le dehors, de telle sorte que cette dernière n’ait rien d’étanche et que, de ce fait, rien ne soit jamais totalement réglé...

En finir avec l’utopie de la jeunesse, de leur jeunesse, déchirer le voile des illusions pour s’affirmer. Se voir, pouvoir dire, dire...
Un moment souhaité et redouté, tendu.
Un moment nécessaire, retardé, craint...
Une infructueuse tentative, des positions figées, une dernière chance gâchée d’avance.

Il ne reste plus qu’à parier sur l’oubli.



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